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mariage musulman

Les traditions du mariage musulman

Le mariage a une constante, il consacre l’Amour entre deux êtres. Toutefois, des spécificités se distinguent dans la célébration et l’officialisation de l’union selon les origines et les préférences religieuses. Quels sont les traditions du mariage musulman ? Présentation.

Le mariage musulman en accord avec les préceptes du Coran

Le mariage musulman est un mariage religieux. De nombreux mariages musulmans sont célébrés en Orient, où la religion musulmane est importante. Le mariage musulman, également appelé Nikhâ, est inscrit dans le Coran, qui en donne les codes. Le respect des ces coutumes et de ces conditions assurent une cérémonie de mariage pleine d’émotions et très festive, en accord avec les obligations civiles et avec les préceptes religieux. La cérémonie est introduite par la récitation d’une khoutbat, pour vénérer Allah. C’est un Imam ou un Cadi qui célèbre l’union. La cérémonie est rythmée par la lecture de nombreux versets du Coran. Le jeune couple échange des alliances et reçoit une bénédiction et des vœux de bonheur pour sa vie maritale. Un certificat de mariage est remis aux époux. Le mariage est annoncé à tous par un concert de tambourins, le douff, ou éventuellement des chants licites.
Le mariage musulman se fait en présente de témoins, deux minimums, dont le Wali qui donne la mariée à son époux. Il s’agit le plus souvent du père de la mariée, à défaut d’un frère ou d’un oncle.

Le consentement mutuel des époux

Le mariage musulman requiert le consentement mutuel des époux. C’est le futur mari qui effectue la demande en mariage. La femme convoitée est libre d’accepter ou non cette demande, en toute conscience. Sa décision lui appartient, et elle est extrêmement importante. Sans son accord, le mariage ne peut en effet pas être célébré. L’accord peut être exprimé soit oralement, de manière explicite, soit par l’observation du silence, qui vaut acceptation. Les parents peuvent être consultés et donner leur avis quant au choix du futur époux de leur fille. Toutefois, ils ne peuvent en aucun cas lui imposer un prétendant. Le choix final ne revient qu’à la femme directement concernée par la demande en mariage. Lorsqu’un accord est trouvé entre les deux prétendants, il est procédé à la vérification qu’aucun élément empêche ledit mariage. Les cas d’empêchement peuvent être par exemple un divorce non prononcé, un lien de parenté ou un délai de viduité en cours par exemple. Une fois tout doute éventuel levé, un certificat de mariage est rédigé et signé. La rédaction incombe au père de la mariée et à son futur époux. C’est toutefois la mariée elle-même qui le ratifie, et non son paternel. Si le père n’est pas en capacité de procéder à la rédaction du document de mariage, la formalité peut être accomplie par un autre homme de la famille, comme un frère de la promise par exemple.

Le mariage musulman et la dot Mahr

Une dot, Mahr, est associée au mariage musulman. Son montant est fixé lors des fiançailles, avant la cérémonie de mariage. La dot est versée par le mari à son épouse. Son montant est défini par une négociation entre le représentant de la mariée, à savoir son père, son frère, un oncle ou à défaut un autre membre masculin de la famille, obligatoirement de confession musulmane, et le fiancé. La dot est acquise à l’épouse. La Mahr peut inclure une somme d’argent, un logement, des bijoux, mais aussi des cadeaux divers comme des tenues, de la décoration, de l’électroménager…

Les conditions pour pouvoir se marier selon les traditions musulmanes

Le mariage musulman respecte plusieurs principes.

Le mariage civil préalable au mariage musulman

La Mosquée de Paris impose une condition pour reconnaître un mariage musulman. Il est en effet nécessaire que les époux se soient unis civilement avant leur mariage religieux. Car c’est le mariage civil qui est officiellement reconnu d’un point de vue légal et juridique. Les époux devront donc présenté un certificat de mariage civil à l’imam pour qu’il accepte de procéder à leur union religieuse. Le mariage religieux est quant à lui une condition sine qua non pour permettre la consommation du mariage. Elle est formellement interdite avant cette officialisation.

Le statut des conjoints

Le mariage musulman est ouvert aux personnes célibataires qui souhaitent s’unir, mais aussi aux personnes divorcées et aux veufs/veuves. En effet, l’islam est une religion qui reconnaît le droit au divorce. Les personnes dans cette situation et qui souhaitent se remarier le peuvent donc, à la condition toutefois d’observer un délai de viduité. Cela signifie que leur divorce doit être officiellement prononcé depuis au moins au trois mois révolus. Les veufs et les veuves ont également le droit de s’unir à nouveau.

Le délai de viduité

Ce délai de viduité permet au futur époux d’obtenir la certitude que la femme qu’il projette d’épouser n’est pas enceinte de son précédent mari. En cas de grossesse avérée, la femme ne sera pas considérée comme entièrement libre, l’enfant à naître constituant un lien restant avec l’ex-mari. Si la femme est enceinte, le mariage devra donc être reporté après la naissance de l’enfant.

Le temps du deuil pour les veufs/veuves avant un remariage

De même, le mariage ne peut pas intervenir aussitôt après une situation de veuvage. Si suite à un décès le conjoint survivant souhaite refaire sa vie, un délai de deuil doit être respecté. Il est fixé à 4 mois et 10 jours minimum.

Oui au mariage mixte

Le mariage musulman peut être mixte, sous condition toutefois. La future conjointe non musulmane doit obligatoirement avoir un culte religieux et croire en une religion monothéiste. Les unions entre musulman et catholique ou entre musulman et juive sont donc autorisées. Le mariage est par contre formellement interdit avec une personne athée ou observant un culte polythéiste, comme c’est le cas de la religion bouddhiste. L’union entre musulman et bouddhiste ne pourra donc pas être célébrée.
L’épouse non musulmane peut continuer à suivre son culte. Toutefois, les enfants nés de l’union seront obligatoirement de confession musulmane. En cas de divorce ou de décès du conjoint musulman, la mère non musulmane ne se verra pas attribuer la garde des enfants. Leur éducation sera confiée à d’autres membres de la famille musulmane. De plus, la conjointe survivante ne pourra pas hériter du défunt. Le Coran lui offre toutefois une alternative. Elle pourra se convertir à la religion musulmane pour bénéficier de ces droits.
Quant au mariage d’une femme maghrébine, il ne peut être célébré qu’avec un musulman. Si son prétendant ne l’est pas, il aura l’obligation de se convertir pour pouvoir s’unir avec sa bien-aimée. Le conversion est un processus long, les enseignements peuvent durer jusqu’à plusieurs mois. Un certificat lui est remis à la fin du processus.

Le déroulé de la cérémonie du mariage musulman

Le mariage musulman, une fois les conditions validées, est donc l’officialisation d’un contrat moral entre un homme et une femme, consentants. Tout musulman pratiquant est habilité à officier pour l’union des époux, ce n’est donc pas obligatoirement l’imam qui consacrera le mariage.
Le mari n’a pas forcément besoin d’être accompagné d’un témoin. L’épouse elle a besoin de témoin, qui sera un homme de sa famille (père, à défaut frère, à défaut un autre homme de sa famille) ou à défaut, douze témoins.

Le mariage musulman dure souvent sept jours, et il est célébré avec faste. Le repas est servi au cours du Walimah. Les convives se comptent souvent par centaines, et certaines cérémonies sont scindées selon le sexe des convives. Deux salles connexes sont réservées, l’une pour les femmes, l’autre pour les hommes.
La mariée revêt sept tenues différentes au cours de la célébration de ses noces.

Le mariage musulman et l’objectif de parentalité

Le mariage religieux musulman a pour l’un de ses objectifs le don de la vie, la parentalité. Si la grossesse peut être maîtrisée, la contraception est réglementée : la pilule est autorisée avec l’accord des deux conjoints, mais le port d’un stérilet est prohibé. Le recours à l’IVG est interdit.

Le mariage musulman et les coutumes du mariage oriental

Le mariage musulman est pratiqué en Orient. Il subit donc très fortement l’influence des coutumes du mariage oriental, bien que celles-ci ne soient pas forcément mentionnées dans le Coran.

La cérémonie du hammam

La cérémonie du hammam est un rituel récurrent dans le mariage oriental musulman. Cette cérémonie concerne l’épouse, qui se rend au hammam accompagnée des femmes de sa famille et de sa belle-famille, pour y être baignée et purifiée avant son mariage. Cette cérémonie est accompagné de chants religieux et de chants traditionnels, de prières, de youyous. Des bougies sont souvent disposées dans le hammam, favorisant la sérénité et le bon déroulé du rituel. Cette cérémonie du hammam précède souvent une autre cérémonie incontournable du mariage musulman : la cérémonie du henné.

La cérémonie du henné

Le henné tient une place d’importance dans les coutumes du mariage musulman. Il est réputé apporter le bonheur et fécondité dans la vie conjugale. On parle de baraka. Il concerne principalement les femmes. Il est en effet apposé sur les mains et les pieds de l’épousée, souvent juste après ou pendant la cérémonie du hammam. Toutefois, les hommes peuvent aussi se faire tatouer désormais. Le mariage algérien inclut d’ailleurs une cérémonie du henné pour le marié.Le henné peut être posé par une femme de la famille ou le tatouage confié à une nekacha ou une negafa.

Un mariage musulman festif et coloré

Dans le mariage musulman, les festivités sont libres, il n’y a pas de règles imposées. Toutefois, le Coran indique que les dépenses doivent être raisonnées et que la célébration du mariage ne doit pas être trop ostentatoires. Les célébrations regroupent des invités par centaines et la famille joue un rôle central. Les célébrations des hommes et celles des femmes sont distinctent.

Le mariage musulman est également un éclat de couleurs, par les fleurs très présentes dans les festivités, les feux d’artifices parfois mais surtout les tenues très coloriées et nombreuses. L’épouse porte pas moins de 7 robes de mariée orientale durant les noces. L’époux revêt lui aussi des tenues traditionnelles remarquablement travaillées.
Il est possible de faire appel à une negafa pour sublimer la mariée, avec un maquillage et une coiffure sophistiqué, et pour l’aider à revêtir ses tenues.

Le re-mariage musulman

Les époux se marient pour le meilleur et pour le pire. Le divorce est autorisé, mais il est déconseillé. Les époux divorcés peuvent d’ailleurs percevoir une compensation financière de leur épouse divorcée, le khoul’, si le divorce n’est pas fondé sur un motif reconnu. Ce peut être par exemple le cas d’adultère, strictement interdit et répréhensible ou de manquements aux obligations de la vie de couple.

L’Islam autorise la polygamie, sous certaines conditions. La première épouse doit donner son accord, et le mari doit pouvoir traiter justement et de manière égale toutes ses conjointes, jusqu’à quatre. En cas de non-respect, le divorce peut être prononcé. Un clause de monogamie peut être inscrite au contrat de mariage, et la polygamie est strictement interdite dans certains pays, comme la Turquie ou la France par exemple.

Une personne musulmane divorcée peut se remarier, conclure un nouveau mariage musulman. Son divorce doit être effectif, et les femmes doivent observé un délai de viduité, pour s’assurer qu’une grossesse n’est pas en cours. Le remariage concerne également les veufs et les veuves, après un temps de deuil suffisant.

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3 avis

  1. Salam,
    il n’est pas obligatoire d’avoir un certificat de conversion pour se marier en France, c’est juste pour faire reconnaitre son mariage au consulat qu’il faut que l’homme « converti » présente ce type de document, pour les obtenir, il suffit d’aller au consulat, et les modalités dépendent des pays, pour le consulat du Maroc, c’est très simple, il suffit de se déclarer musulman et de donner les papiers devant un notaire et le tour est joué, ça prend quelques minutes. Il n’y a aucune formation religieuse requise, pour ça, c’est à la fille et sa famille de s’assurer que la personne est bien musulmane.

  2. bonjour je suis un homme de 43ans. Je suis de paris et je cherche une femme pour mariage merci

  3. Bonjour. Je vis en Belgique je vais me marier en Algérie. ..au mois de juin. ..évidemment je ne connais pas vraiment les coutumes en Algérie. … Au mois d avril je vais me convertir et faire mes fiançailles. …donc au mois de juin nous devrons officialiser notre mariage. Ma future femme m’a dit qu’après l’acte de mariage on ne peut pas consumer le mariage car vu que j’habite en Belgique, je doit aussi faire valider le mariage dans mon pays d’origine. Elle me dit également qu’il est préférable d’attendre le certificat de l islam. Comme je connais pas les traditions en Algérie. ..pourriez vous m’aider sur ce sujet cela me serait vraiment utile à mieux comprendre. Je sais que ma future épouse et la famille sont très praticant dans l’islam. Et en plus elle ne parle pas très bien le français. J’ai besoin de votre réponse. Merci beaucoup. Cordialement mr Semal
    Inchallah

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